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Alain Meunier

BOURGOGNE – Premeaux-Prissey

Alain Meunier - Domaine JJ Confuron

L'HOMME

L’HISTOIRE D’ALAIN MEUNIER N’EST PAS CELLE D’UNE LIGNÉE. OU PLUTÔT SI. MAIS PAS CELLE À LAQUELLE ON PENSE. SES VIGNES, IL LES DOIT À SOPHIE. SON ÉPOUSE. NOM DE JEUNE FILLE ? CONFURON. COMME JEAN-JACQUES CONFURON. SON PÈRE ET CRÉATEUR DU DOMAINE. LUI-MÊME FILS DE VIGNERON. MAIS REPRENONS DEPUIS LE DÉBUT.

Jean Confuron crée le domaine dans les années 30. Époque où le fût coûte plus cher que le vin qu’il contient. Où il décide, comme ses confrères Armand Rousseau ou Charles Noëllat, la mise en bouteille au domaine. Jean-Jacques Confuron, son fils, fonde le domaine éponyme en 1980. Après s’être investi aux côtés de son frère Christian au domaine Jean Confuron & Fils depuis 1965. Mais en 1982, il tombe malade. La fin de l’été et ses vendanges approchent. Au pair en Irlande, sa fille Sophie revient alors en France pour donner un coup de main. Mais quelques semaines plus tard, son père décède. La mère de Sophie entrevoit peu de solutions pour continuer à faire vivre le domaine. Soit quelqu’un le reprend. Soit elle le vend. Sophie Confuron a 21 ans. Elle décide de se lancer. Au défi se mêle un devoir de mémoire. La première année est compliquée. Tous les soirs, pendant les vendanges, un œnologue vient aider la jeune vigneronne. Elle reçoit aussi des conseils de part et d’autre, mais beaucoup divergent. Qu’à cela ne tienne. Bien décidée à comprendre, Sophie se lance dans une formation pour devenir exploitante agricole. Entre deux enseignements, elle y rencontre Alain Meunier. Il vient l’aider pour les vendanges de 1985. Ne quitte plus le domaine. Devient son époux. Ensemble, ils partagent le goût du travail. De la convivialité. De l’écoute. De l’ouverture. C’est cette ouverture qui mène aujourd’hui le couple Meunier à laisser son fils Louis prendre peu à peu la direction du domaine. Prendre ses marques.

Domaine JJ Confuron

Transmission. Échanges. Regards croisés. Louis prend la main. Progressivement.
Après avoir œuvré sur la cuvée Jeunesse. Son bébé.  Sous le regard bienveillant d’Alain.

Alain Meunier - Premeaux

LE TERROIR

SUR TOUTE LA CÔTE DE NUITS, LE DOMAINE JEAN-JACQUES CONFURON DISPOSE DE TERROIRS MAGNIFIQUES. LES MEUNIER Y TRAVAILLENT AVEC RESPECT ET SENSIBILITÉ. DE CORGOLOIN À CHAMBOLLE-MUSIGNY. SUR PRÈS D’UNE DIZAINE D’HECTARES. TOUT EN BIO.

En 1989, Alain Meunier écoute une conférence de l’agronome Claude Bourguignon. C’est le choc. Selon lui, les sols de Bourgogne sont morts. Pour Alain, il est impératif d’agir. Non pas par dogme. Mais par philosophie. Par amour. Naturellement, il fait passer tout le domaine en bio. Dans la région, c’est incontestablement l’un des pionniers. Par chance, avant lui, Jean-Jacques Confuron n’avait fait qu’un rapide passage par la chimie. La terre avait toujours été travaillée avec de la bouillie bordelaise, du soufre et au labour. Alors Sophie et Alain Meunier perpétuent la tradition. Ils continuent de labourer. Légèrement. Pour activer l’écosystème. Renforcer les racines. Sous leurs mains, cette terre argilo-calcaire reprend vie. Tantôt peu épaisse, tantôt profonde, elle exprime à nouveau sa richesse. Une victoire pour les Meunier qui extraient aujourd’hui de ces sols près d’une dizaine de cuvées. En rouge, principalement. Bourgogne. Côte de Nuits-Villages. Nuits-Saint-Georges. Vosne-Romanée. Chambolle-Musigny. Clos-Vougeot. Romanée Saint-Vivant. Pas des petits bijoux. Des grands.

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LA FAÇON DE FAIRE LE VIN

LE TRAVAIL DE SOPHIE ET ALAIN MEUNIER SE DISTINGUE PAR SA RIGUEUR. SA GÉNÉROSITÉ. SON HUMANISME. DES VALEURS QUI LEUR SONT CHÈRES ET QUI GUIDENT CHACUN DE LEURS CHOIX. DE LA VIGNE À LA CAVE.

Chez les Meunier, on vendange à la main. Rigoureusement. Mais toujours dans la bonne humeur. Les vendangeurs sont choyés. Ils s’attachent au domaine. Tant et si bien qu’en 2017, l’un d’eux est même revenu pour sa 33e récolte au domaine Confuron ! Après cette étape débute le travail en cuverie. Une jeune Bourguignonne, une Espagnole et un Néozélandais viennent apprendre. Ici, l’amour du vin se partage à l’international. Ensemble, ils échangent des idées. Imaginent. Testent. Ainsi, ils laissent certaines grappes entières pour un essai de cuve sans soufre. Le reste est éraflé. Presque à 100 %, en fonction du millésime. Puis le raisin est légèrement sulfité et macéré à froid quelques jours. Pour la mise en cuve, les Meunier procèdent par gravité, pour ne pas abîmer les grains. Et la fermentation opère. Avec les levures naturelles. Toujours. Le vin reste en cuvaison pendant 15 jours. Pendant ce temps, l’équipe effectue le pigeage manuellement. Avec attention. Et puis on décuve. Les vins de cuves et de presse sont intégrés. Le vin ainsi produit est ensuite élevé en fûts pendant 15 à 18 mois. Mais ça, c’est pour ce qui concerne Sophie et Alain. Car depuis quelques années, leur fils Louis a pris les commandes d’une vigne en appellation Bourgogne et la façonne à sa manière. C’est la cuvée Jeunesse. Un beau passage de relais.

Des raisins sains. Gage de qualité assurée. Pour donner des vins très purs au niveau du fruit et du respect des terroirs. Et quels terroirs !

Table de tri
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