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Sandrine Farrugia

SUD-OUEST – Cocumont

Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais

LA FEMME

LÀ OÙ NAÎT SANDRINE FARRUGIA, POINT DE VIGNES. LA SPÉCIALITÉ DE LA GUYANE, C’EST LE RHUM. QU’IMPORTE. DE CES TERRITOIRES EXOTIQUES, LA VIGNERONNE RAPPORTERA EN FRANCE SON AMOUR DE LA FORÊT. POUR ELLE, UNE MÈRE NATURE AUSSI MAJESTUEUSE QU’INSPIRANTE.

Quand elle arrive en France à l’âge de 4 ans, Sandrine Farrugia débarque en région parisienne. Avant de s’installer plus tard dans la capitale. Amoureuse de bonnes bouteilles, elle y travaille dans le négoce pour un importateur japonais. La demande des consommateurs asiatiques est forte en matière de vins natures. Alors elle s’initie. Et participe à l’ouverture du marché. C’est à cette occasion qu’elle rencontre Élian Da Ros. L’homme qui deviendra son époux. Et qu’elle finira par rejoindre dans le petit village de Cocumont en 2008. Là-bas, il la prend sous son aile. La sensibilise à la biodynamie. La forme à la technique. Un jour, l’occasion de reprendre l’exploitation de 0,52 hectare de jeunes vignes de sémillon et de sauvignon se présente. La parcelle n’est pas cultivée en bio. Impossible alors de l’intégrer au Coucou blanc du domaine Da Ros. Pour le couple, il est néanmoins inenvisageable de laisser passer de si beaux terroirs à Saint-Sauveur-de-Meilhan. Alors Élian propose à Sandrine de les récupérer. Elle accepte le défi. Nous sommes en 2012. Sandrine Farrugia œuvre alors pour convertir son jeune domaine en bio. Et conçoit ses premiers jus. L’esprit libre. Plus tard, elle acquiert deux hectares en rouge à Romestaing auprès de Stéphanie Roussel. Déjà cultivés en bio. Cuvée après cuvée, elle expérimente. Ne s’interdit rien. Une audace permise par les petits volumes qu’elle produit. Et menée sous le regard curieux et bienveillant d’Élian.

Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais
Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais
Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais

« DANS MA TÊTE, TOUT EST POSSIBLE. JE NE M’INTERDIS RIEN. »

LE TERROIR

DÉSORMAIS TOUTES CULTIVÉES EN BIO, LES VIGNES DE SANDRINE S’ÉPANOUISSENT SUR UN TERROIR ARGILO-GRAVELEUX. EN BLANC COMME EN ROUGE. L’IDÉAL POUR SES CÉPAGES DE CABERNET FRANC, DE MERLOT ET D’ABOURIOU.

Des années durant, les terroirs des Côtes du Marmandais ont vu se succéder les cultures. Céréalières ou maraîchères selon l’époque. Une alternance qui a favorisé le développement d’un formidable écosystème. Et qui bénéficie aujourd’hui aux raisins. Sur ces terres fertiles, Sandrine soigne ses plants. Prévient les maladies au moyen de traitements biodynamiques. Une philosophie respectueuse de l’environnement que la vigneronne applique à l’ensemble de son travail à la vigne. Toujours bien aidée par Élian dans cet art qu’il maîtrise comme personne, Sandrine apprend. De la taille en Guyot Poussard. Pour éviter que les plaies ne soient trop importantes. À la récolte. Manuelle, évidemment. En passant par tous les travaux de remontage, relevage, effeuillage et rognage. Autant de gestes à la précision extrême que Sandrine accompagne d’apports naturels à base d’ortie. De camomille. D’achillée millefeuille. Un véritable arsenal garant d’une matière première de haute qualité. Indispensable aux vinifications naturelles que Sandrine adore piloter avec intuition. Celles-ci livrent des vins étonnants tels que L’Épiphyte. Un vin authentique. Presque sauvage. La Vague. Un jus dont les grains proviennent du bas du vignoble. D’une parcelle au sous-sol fait de fossiles marins. Un clin d’œil de Sandrine à la mer qu’elle aime tant. Ou encore le 52 Ares au goût de miel. Gourmand comme savent l’être les vins natures.

Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais
Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais

MA DEVISE ? JE L’EMPRUNTE AU PETIT PRINCE :
« L’ESSENTIEL EST INVISIBLE POUR LES YEUX. »

Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais

LA FAÇON DE FAIRE LE VIN

D’ÉRIC PFIFFERLING À OLIVIER COUSIN, EN PASSANT PAR DOMINIQUE DERAIN, L’INSPIRATION DE SANDRINE FARRUGIA EST INFINIE. ET MARQUÉE PAR DES ANNÉES DE DÉGUSTATIONS. ELLE N’A D’ÉGALE QUE L’INVENTIVITÉ QUE LA VIGNERONNE S’EMPLOIE À EXPRIMER AU CHAI.

Lors des vinifications, Sandrine n’a recours qu’à des méthodes douces. Pour ses vins blancs, le pressurage se fait ainsi à froid. Lentement. Sur des levures naturelles et en demi-muids. Aucune action de soutirage n’est pratiquée. Au domaine Farrugia, l’authenticité prévaut. Ensuite, les vins sont élevés 18 mois en demi-muids anciens. Puis en cuve béton. Avant d’être filtrés et sulfités. Juste ce qu’il faut. Avant la mise en bouteille. Pour les rouges, Sandrine égrappe le cabernet franc. Le merlot. Sauf quand elle se sent d’humeur audacieuse. Et qu’elle décide de laisser ce dernier cépage en grappes. Comme pour l’abouriou. Une méthode directement inspirée de celle d’Élian Da Ros. Les vins sont ensuite légèrement extraits. Pigés avec parcimonie. Sandrine préférant les remonter au seau. S’en suivent 18 ou 24 mois d’élevage selon la cuvée. Là encore, le sulfitage est léger. Mais permet aux vins de se stabiliser. Et si la Vague est un nectar qui se veut résolument simple et chic, l’Épiphyte est plus typé. Plus concentré. Une réussite pour Sandrine Farrugia qui veille à produire des « vins glouglous » maîtrisés. Évitant toute déviance. Le résultat est époustouflant. Ceux qui l’ont goûté l’attestent. Le confidentiel Épiphyte peut prétendre entrer dans la cour des grands vins du sud-ouest. Enfin, en 2017, le couple Da Ros-Farrugia décide de produire un vin à deux. Aux jus de Sandrine sont ainsi ajoutés les raisins d’Élian. Et donne naissance à « Histoires de boire ». Un nectar produit à 1 500 magnums. Quatre mains. Un double contenant. Tout un symbole.

Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais
Sandrine Farrugia - Sud-Ouest - Côte du Marmandais
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